Ou comment la fille la plus sensée du monde devint fan.__
J'étais coincée dans une spirale infernale.
Et tout à coups, tout convergea vers un point précis.
Début Janvier, j'achetais le premier numéro d'un magazine rock, j'y trouvais un article sur un certain groupe écossais dont j'avais déjà entendu vaguement parler : Franz Ferdinand. Je me décidais à les écouter dès que possible. Et quelques jours plus tard, alors que je m'étais exceptionnellement arrêtée devant la télévision, face à Taratata... Ils apparurent. Il apparut. Franz Ferdinand présentant Ulysses. Dans le lot, l'homme le plus fascinant que je n'avais jamais vu. J'étais stupéfaite, captivée, et à la fin de l'émission, je me jetais sur mon ordinateur. Et ce que je découvris m'abasourdit. Au premier clip que je trouvais, je fus transportée par cette musique, cette musique que je cherchais depuis si longtemps à toujours regretter ces groupes des 70's, étourdie par ces quatre charmants rebelles qui bouleversaient comiquement cette soirée huppée, comme dans mes rêves, et tombais amoureuse de ce rockeur blond aux allures d'adolescent qui représentait tout ce que j'aurais voulu être, troublée en découvrant son nom. Je découvrais Do You Want To et Alexander Kapranos. Il était absolument magnifique dans Walk Away...
Tout avança. Tout se procurer. Tout adorer. Tout régler dans sa tête. Ma chanson favorite de Tonight, était la préférée de Kapranos dans l'album. Send Him Away. Je l'appelais Kapranos pour éviter toute confusion avec cet Alexandre qui m'avait trop fait de mal. Alexandre m'avait enterrée, Alexander me ferait revivre. Alors que je continuais de tout écouter, je tombais sur Love and Destroy. Et je comprenais tout de suite l'histoire. C'était Le Maître et Marguerite, c'était mon livre préféré. Et nous volions nus dans le ciel Moscovite... La vie continuait, et ayant essuyée trop de déceptions, je me concentrais uniquement sur eux, sur lui. "Fuck them" ! Je m'étais mise à la guitare grâce à eux. Je travaillais encore et encore. Un nouvel objectif dans ma vie : jouer avec eux. Moyen pour ça : percer dans mon domaine. Chaque chanson gardait un gout de ce rock britannique. Je voulais percer et faire leurs premières parties. "C'est une chanson pour tous les filles avec chevo ruges. Les jolis jolis chevo ruges". Je voulais l'entendre chanter du Bowie, je trouvais une reprise de Sound & Vision. Il était mon modèle, et je ne savais plus trop si nous bougions naturellement de la même manière ou si je l'imitais. Si nos regards étaient identiques ou si je le copiais.
A la base je n'aime que les roux. Les blonds n'ont aucun intérêt à mes yeux, et je trouve les yeux bleus d'un commun désolant. Il n'y a pas de logique. Et j'apprenais à connaître celui qui fut Alex Huntley dirigeant the Karelia, dont ma mère soulignait la dentition semblable à la mienne. "Il gère ton mec". Je décidais de croire en sa voix et sa guitare, il devint mon dieu. Il chantait du Gainsbourg avec Birkin, alors que je rêvais d'être la Jane d'un nouveau Serge. Je réussis à avoir les moyens d'aller écouter mon groupe. En recherche approfondie, je voyais que la fameuse Eleanor avait disparu de la circulation quelques temps avant que tout ne commence pour moi.
Mon pseudonyme est Jeanie Huntley.____________
Je suis amoureuse d'un Rockeur Anglais.____________
Ça durera ce que ça durera, mais j'y crois,____________
En l'énergie que ça me donne pour avancer.____________
Mon rêve est de faire un duo avec Alex.____________
Tout converge au même point.