J'ai encore un peu de lui dans les doigts.

J'ai encore un peu de lui dans les doigts.



Orgasmique, voilà le mot, orgasmique. Orgasmique les basses qui faisaient vibrer chacun de mes organes, ce son de qualité médiocre mais où mon oreille avertie reconnaissait tout, ressentait tout. Orgasmique, quand je fermais les yeux avec lui, en transe. J'y étais. Je n'arrivais pas à bien réaliser au début qu'ils étaient bien là, que ce n'était pas un écran. Je n'arrivais pas à bien réaliser au début qu'il était là, devant moi, que c'était bien lui, pas un imposteur malgré la moustache. Je passais vite au-dessus de ces poils pour me laisser hypnotiser par ses yeux. Je suis presque sûre qu'il m'a vue. J'y étais. J'ai chanté encore et encore, accompagnant cette voix qui ne donnait aucune fausse note. The Fallen permit presque un duo, presque personne n'osait chanter celle-ci, je n'entendais que ma voix et la sienne. Nick sautait partout, faisait tomber son micro, Bob était déchainé comme il ne l'avais jamais été, et au milieu, lui. J'y étais. Tout était joué à une vitesse, tout était chanté à une vitesse, tout était bougé à une vitesse, laissant se demander si des amphétamines ou de la coke n'avait pas aidé. Les moments de silence étaient magnifiques. J'ai dansé comme jamais, déchainée moi aussi, et pourtant si placide par moment, à juste les regarder en souriant quand ils s'approchaient. J'y étais. J'y étais quand il lança son micro dans la foule et que je riais en me disant qu'il faisait "bonne pèche". J'y étais quand il vint dans la foule en continuant de gratter sa guitare, tandis que la sécurité accourait déjà pour l'en sortir. J'y étais quand il s'allongea sur la scène. J'y étais quand il descendit du plateau pour se placer juste devant le public, leur présentant sa gratte. J'y étais quand ils la touchèrent. J'y étais. J'étais au premier rang. J'y étais. Il n'était plus juste une image. J'y étais. J'ai pris sa main.



J'ai pris le livre, le vinyle signé de Nick.
Je ne les ai pas embrassés.
Je m'en fiche presque.


See you soon my God and guys.



# Posté le dimanche 22 novembre 2009 06:49

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 07:05

"Love's a Cliché"

"Love's a Cliché"


- L. Wells -
Franz Ferdinand



" Ils ne comprenaient pas pourquoi. Ils ne savaient pas ce qui lui avait pris de tout à coups la faire monter sur scène. Il s'était arrêté, l'avait fixée quelques secondes, avant de lui prendre la main pour l'aider à passer la barrière de sécurité. Elle souriait comme si tout était normal, et il faisait tout comme. Un signe vers le micro pour qu'elle s'en saisisse, et il avait commencé le morceau. Ils chantaient tout deux, sans faire attention aux autres qui les accompagnaient, ni au public, ils se regardaient dans les yeux en souriant, se rapprochant face à face, s'éloignant soudain au moment du refrain. Elle reculait comme lui reculait, du même pas. Ses levers de sourcils correspondaient aux siens. Et le second guitariste pensait... Et le bassiste pensait... Et le batteur pensait...


______- She moves like him.
______- She sings like him.
______- She's him.


Et ils ne s'arrêtaient pas, en symbiose, ils n'accordaient un regard au public qu'au refrain, et encore, toujours pour se lancer un regard entre temps. Au pont, ils écourtaient la distance entre eux, lentement, se répondant. "The secret". "Your secret". Un pas, deux. Si proches. Et tout à coups, le dernier mot, lancé avec une énergie à peine croyable, tandis qu'ils se séparaient à nouveau soudain, lui tenant sa guitare à la verticale. Elle n'était pas ridicule à attendre, elle bougeait comme lui. Ils lançaient encore un refrain, lumineux, ils étaient des dieux. Elle en seconde voix pour les dernières notes. Et après les derniers accords, elle descendit de scène comme elle y était venue. Il ne sut jamais expliquer __________________________________________________pourquoi il l'avait fait monter. "She had to sing". Il ne __________________________________________________se rendit compte que plus tard, en se regardant dans __________________________________________________la glace, que l'expression de ce regard qu'il avait fixé __________________________________________________pendant ces quelques minutes, était la sienne... "


# Posté le vendredi 20 novembre 2009 10:48

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 11:09

Même que si tu vas à l'article "Duffle-Coat" sur Wiki, t'as une photo de Kapranos.

Même que si tu vas à l'article "Duffle-Coat" sur Wiki, t'as une photo de Kapranos.

Ou comment la fille la plus sensée du monde devint fan.__




J'étais coincée dans une spirale infernale.
Et tout à coups, tout convergea vers un point précis.


Début Janvier, j'achetais le premier numéro d'un magazine rock, j'y trouvais un article sur un certain groupe écossais dont j'avais déjà entendu vaguement parler : Franz Ferdinand. Je me décidais à les écouter dès que possible. Et quelques jours plus tard, alors que je m'étais exceptionnellement arrêtée devant la télévision, face à Taratata... Ils apparurent. Il apparut. Franz Ferdinand présentant Ulysses. Dans le lot, l'homme le plus fascinant que je n'avais jamais vu. J'étais stupéfaite, captivée, et à la fin de l'émission, je me jetais sur mon ordinateur. Et ce que je découvris m'abasourdit. Au premier clip que je trouvais, je fus transportée par cette musique, cette musique que je cherchais depuis si longtemps à toujours regretter ces groupes des 70's, étourdie par ces quatre charmants rebelles qui bouleversaient comiquement cette soirée huppée, comme dans mes rêves, et tombais amoureuse de ce rockeur blond aux allures d'adolescent qui représentait tout ce que j'aurais voulu être, troublée en découvrant son nom. Je découvrais Do You Want To et Alexander Kapranos. Il était absolument magnifique dans Walk Away...

Tout avança. Tout se procurer. Tout adorer. Tout régler dans sa tête. Ma chanson favorite de Tonight, était la préférée de Kapranos dans l'album. Send Him Away. Je l'appelais Kapranos pour éviter toute confusion avec cet Alexandre qui m'avait trop fait de mal. Alexandre m'avait enterrée, Alexander me ferait revivre. Alors que je continuais de tout écouter, je tombais sur Love and Destroy. Et je comprenais tout de suite l'histoire. C'était Le Maître et Marguerite, c'était mon livre préféré. Et nous volions nus dans le ciel Moscovite... La vie continuait, et ayant essuyée trop de déceptions, je me concentrais uniquement sur eux, sur lui. "Fuck them" ! Je m'étais mise à la guitare grâce à eux. Je travaillais encore et encore. Un nouvel objectif dans ma vie : jouer avec eux. Moyen pour ça : percer dans mon domaine. Chaque chanson gardait un gout de ce rock britannique. Je voulais percer et faire leurs premières parties. "C'est une chanson pour tous les filles avec chevo ruges. Les jolis jolis chevo ruges". Je voulais l'entendre chanter du Bowie, je trouvais une reprise de Sound & Vision. Il était mon modèle, et je ne savais plus trop si nous bougions naturellement de la même manière ou si je l'imitais. Si nos regards étaient identiques ou si je le copiais.

A la base je n'aime que les roux. Les blonds n'ont aucun intérêt à mes yeux, et je trouve les yeux bleus d'un commun désolant. Il n'y a pas de logique. Et j'apprenais à connaître celui qui fut Alex Huntley dirigeant the Karelia, dont ma mère soulignait la dentition semblable à la mienne. "Il gère ton mec". Je décidais de croire en sa voix et sa guitare, il devint mon dieu. Il chantait du Gainsbourg avec Birkin, alors que je rêvais d'être la Jane d'un nouveau Serge. Je réussis à avoir les moyens d'aller écouter mon groupe. En recherche approfondie, je voyais que la fameuse Eleanor avait disparu de la circulation quelques temps avant que tout ne commence pour moi.


Mon pseudonyme est Jeanie Huntley.____________
Je suis amoureuse d'un Rockeur Anglais.____________
Ça durera ce que ça durera, mais j'y crois,____________
En l'énergie que ça me donne pour avancer.____________
Mon rêve est de faire un duo avec Alex.____________



Tout converge au même point.



# Posté le samedi 07 novembre 2009 19:16

Modifié le samedi 07 novembre 2009 19:48

..You Could Have It So Much Better..

..You Could Have It So Much Better..


Oh if you judge us,
We're all damned.

- The Fallen -




____________Mon dieu est juste magnifique.
____________Mon dieu ne dicte pas de lois.
____________Mon dieu ne se fait pas juge.
____________Mon dieu n'est pas un doute.
____________Mon dieu n'est pas une excuse pour tuer.
____________Mon dieu n'est pas juste une icône.
____________Mon dieu n'est pas intouchable.
____________Mon dieu n'est pas exemplaire.
____________Mon dieu a droit a l'erreur.
____________Mon dieu peut avoir la gueule de bois.
____________Mon dieu n'est pas sérieux.
____________Mon dieu a des sentiments.
____________Mon dieu a un visage.
____________Mon dieu a une voix.







Mon dieu est mortel.
Mon dieu est un Rockeur Anglais.






# Posté le vendredi 09 octobre 2009 20:55

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 21:06